Le silence

Hello darkness, my old friend
I’ve come to talk with you again
Because a vision softly creeping
Left its seeds while I was sleeping
And the vision that was planted in my brain
Still remains
Within the sound of silence
In restless dreams I walked alone
Narrow streets of cobblestone
‘Neath the halo of a street lamp
I turned my collar to the cold and damp
When my eyes were stabbed by the flash of a neon light
That split the night
And touched the sound of silence
And in the naked light I saw
Ten thousand people, maybe more
People talking without speaking
People hearing without listening
People writing songs that voices never share
And no one dared
Disturb the sound of silence
Fools, said I, you do not know
Silence like a cancer grows
Hear my words that I might teach you
Take my arms that I might reach you
But my words, like silent raindrops fell
And echoed in the wells of silence
And the people bowed and prayed
To the neon god they made
And the sign flashed out its warning
In the words that it was forming
And the sign said, the words of the prophets are written on the subway walls
And tenement halls
And whispered in the sounds of silence
Parolier : Paul Simon
Paroles de The Sound Of Silence © Universal Music Publishing Group

Écoutez cette version à la guitare-harpe à 18 cordes

La France, pays du train

« En France, les trains transportent chaque année plus d’un milliard de passagers. Le réseau ferré, avec ses 30 000 kilomètres est l’un des plus denses du monde. Et une étude a désigné en 2017 le système ferroviaire français comme l’un des plus performants en Europe. Comment a-t-on construit un réseau aussi performant ? Pour le comprendre, il faut revenir un petit peu en arrière.» (une video du Monde dans Economie française)

Le chant des chemins de fer

Cette cantate a été commandée par la ville de Lille à Berlioz pour l’inauguration de la ligne Paris-Lille en 1846.  Le texte est de Jules Janin, son ami, un saint-simonien notoire. Le compositeur s’était enthousiasmé à cette époque pour cette doctrine.
Les paroles, citons : les « soldats de la paix », les ouvriers, dont « la couronne est prête » pour célébrer leur « victoire », « le peuple (qui) accourt », le « travail humain », « l’avenir plus grand, plus beau » et les « merveilles de l’industrie », sont empreintes de l’influence saint-simonienne. Industrie et industriel étaient les mots clefs des théories sociales saint-simoniennes, symboles d’un progrès technique appelé à sauver l’humanité pour la mener à la transcendance divine.


Paroles
C’est le grand jour, le jour de fête,
Jour du triomphe et des lauriers.
Pour vous, ouvriers,
La couronne est prête.
Soldats de la paix,
C’est votre victoire;
C’est à vous la gloire
De tant de bienfaits.

C’est le grand jour, etc.

Les cloches sonnent dès l’aurore,
Et le canon répond sur les remparts.
Sous l’oriflamme tricolore
Le peuple accourt de toutes parts.

C’est le grand jour, etc.

Que de montagnes effacées !
Que de rivières traversées !
Travail humain, fécondante sueur !
Quels prodiges et quel labeur !

C’est le grand jour, etc.

Les vieillards, devant ce spectacle,
En souriant descendront au tombeau ;
Car à leurs enfants ce miracle
Fait l’avenir plus grand, plus beau.

C’est le grand jour, etc.

Des merveilles de l’industrie
Nous, les témoins, il faut chanter
La paix ! Le Roi ! L’ouvrier ! La patrie !
Et le commerce et ses bienfaits !

C’est le grand jour, le jour de fête,
Jour du triomphe et des lauriers.

Que dans les campagnes si belles
Par l’amitié les peuples plus heureux
Élévent leurs voix solennelles
Jusqu’à Dieu caché dans les cieux !

C’est le grand jour, le jour de fête,
Jour du triomphe et des lauriers.

Les vieux


Les vieux
Les vieux ne parlent plus ou alors seulement parfois du bout des yeux
Même riches ils sont pauvres, ils n’ont plus d’illusions et n’ont qu’un cœoeur pour deux
Chez eux ça sent le thym, le propre, la lavande et le verbe d’antan
Que l’on vive à Paris on vit tous en province quand on vit trop longtemps
Est-ce d’avoir trop ri que leur voix se lézarde quand ils parlent d’hier
Et d’avoir trop pleuré que des larmes encore leur perlent aux paupières
Et s’ils tremblent un peu est-ce de voir vieillir la pendule d’argent
Qui ronronne au salon, qui dit oui qui dit non et puis qui les attend

Les vieux ne rêvent plus, leurs livres s’en sommeillent, leurs pianos sont fermés
Le petit chat est mort, le muscat du dimanche ne les fait plus chanter
Les vieux ne bougent plus leurs gestes ont trop de rides leur monde est trop petit
Du lit à la fenêtre, puis du lit au fauteuil et puis du lit au lit
Et s’ils sortent encore bras dessus bras dessous tout habillés de raide
C’est pour suivre au soleil l’enterrement d’un plus vieux, l’enterrement d’une plus laide
Et le temps d’un sanglot, oublier toute une heure la pendule d’argent
Qui ronronne au salon, qui dit oui qui dit non et puis qui les attend

Les vieux ne meurent pas, ils s’endorment un jour et dorment trop longtemps
Ils se tiennent par la main, ils ont peur de se perdre et se perdent pourtant
Et l’autre reste là, le meilleur ou le pire, le doux ou le sévère
Cela n’importe pas, celui des deux qui reste se retrouve en enfer
Vous le verrez peut-être, vous la verrez parfois en pluie et en chagrin
Traverser le présent en s’excusant déjà de n’être pas plus loin
Et fuir devant vous une dernière fois la pendule d’argent
Qui ronronne au salon, qui dit oui qui dit non et puis qui l’attend
Qui ronronne au salon, qui dit oui qui dit non et puis qui nous attend