*Alors, fais !

Voltaire

BusteVoltaireBuste de Voltaire – Boulevard de la République, Conservatoire de Musique de Saint-Claude (Jura)
Pourquoi ce buste à Saint-Claude (39) ?
Car Voltaire prit la défense des mainmortables du Haut-Jura avec l’avocat Cristin.
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*Le pianiste

La musique du film de Roman Polanski « Le pianiste », 2002, 2h30


« Durant la Seconde Guerre mondiale, Wladyslaw Szpilman, un pianiste juif polonais, échappe à la déportation mais se retrouve prisonnier du ghetto de Varsovie. Il parvient à s’en échapper et se réfugie dans les ruines de la capitale… Le Pianiste est le film le plus intime et le plus personnel du cinéaste. Enfant, Roman Polanski a vécu dans le ghetto de Cracovie, dont il a pu s’échapper. Sa famille a été déportée – sa mère mourra à Auschwitz ; son père, déporté à Matthausen, en reviendra. C’est en lisant les mémoires de Wladyslaw Szpilman que Polanski a trouvé l’histoire qu’il lui fallait, pour raconter ses souvenirs sans se raconter lui-même. Adrien Brody est la révélation de ce film, il remporte l’Oscar et le César du meilleur acteur en 2002. Le film reçoit par ailleurs de multiples récompenses – la Palme d’Or à Cannes, sept Césars dont celui du meilleur film et celui du meilleur réalisateur ainsi que trois Oscars. C’est la première fois que Polanski tourne en Pologne depuis Le Couteau dans l’eau, quarante ans plus tôt. Roman Polanski : « C’est sans doute mon film le plus personnel pour la simple raison que j’ai puisé dans mes propres souvenirs de l’époque. Curieusement, il me fut plus douloureux de faire les recherches de préparation que de tourner. Cependant, pendant les six mois de tournage, il y eut des moments qui me rappelaient les événements passés avec une telle intensité que j’en avais le souffle coupé.» Institut Lumière – Lyon

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Wladyslaw Szpilman – « Le Pianiste » interprète chez lui la Nocturne N° 20 de Chopin qu’il joua pour la dernière diffusion en direct à la radio polonaise le 23 septembre 1939. Une heure plus tard, les bombes allemandes détruisirent son alimentation électrique et la radio de Varsovie ferma pendant 6 ans.

Cet amour

Cet amour
Si violent
Si fragile
Si tendre
Si désespéré
Cet amour
Beau comme le jour
Et mauvais comme le temps
Quand le temps est mauvais
Cet amour si vrai
Cet amour si beau
Si heureux
Si joyeux
Et si dérisoire
Tremblant de peur comme un enfant dans le noir
Et si sûr de lui
Comme un homme tranquille au milieu de la nuit
Cet amour qui faisait peur aux autres
Qui les faisait parler
Qui les faisait blêmir
Cet amour guetté
Parce que nous le guettions
Traqué blessé piétiné achevé nié oublié
Parce que nous l’avons traqué blessé piétiné achevé nié oublié
Cet amour tout entier
Si vivant encore
Et tout ensoleillé
C’est le tien
C’est le mien
Celui qui a été
Cette chose toujours nouvelle
Et qui n’a pas changé
Aussi vrai qu’une plante
Aussi tremblante qu’un oiseau
Aussi chaude aussi vivant que l’été
Nous pouvons tous les deux
Aller et revenir
Nous pouvons oublier
Et puis nous rendormir
Nous réveiller souffrir vieillir
Nous endormir encore
Rêver à la mort,
Nous éveiller sourire et rire
Et rajeunir
Notre amour reste là
Têtu comme une bourrique
Vivant comme le désir
Cruel comme la mémoire
Bête comme les regrets
Tendre comme le souvenir
Froid comme le marbre
Beau comme le jour
Fragile comme un enfant
Il nous regarde en souriant
Et il nous parle sans rien dire
Et moi je l’écoute en tremblant
Et je crie
Je crie pour toi
Je crie pour moi
Je te supplie
Pour toi pour moi et pour tous ceux qui s’aiment
Et qui se sont aimés
Oui je lui crie
Pour toi pour moi et pour tous les autres
Que je ne connais pas
Reste là
Lá où tu es
Lá où tu étais autrefois
Reste là
Ne bouge pas
Ne t’en va pas
Nous qui nous sommes aimés
Nous t’avons oublié
Toi ne nous oublie pas
Nous n’avions que toi sur la terre
Ne nous laisse pas devenir froids
Beaucoup plus loin toujours
Et n’importe où
Donne-nous signe de vie
Beaucoup plus tard au coin d’un bois
Dans la forêt de la mémoire
Surgis soudain
Tends-nous la main
Et sauve-nous.

Extrait de Jacques Prévert, Paroles, Paris, Gallimard, 1946.

Le silence

Hello darkness, my old friend
I’ve come to talk with you again
Because a vision softly creeping
Left its seeds while I was sleeping
And the vision that was planted in my brain
Still remains
Within the sound of silence
In restless dreams I walked alone
Narrow streets of cobblestone
‘Neath the halo of a street lamp
I turned my collar to the cold and damp
When my eyes were stabbed by the flash of a neon light
That split the night
And touched the sound of silence
And in the naked light I saw
Ten thousand people, maybe more
People talking without speaking
People hearing without listening
People writing songs that voices never share
And no one dared
Disturb the sound of silence
Fools, said I, you do not know
Silence like a cancer grows
Hear my words that I might teach you
Take my arms that I might reach you
But my words, like silent raindrops fell
And echoed in the wells of silence
And the people bowed and prayed
To the neon god they made
And the sign flashed out its warning
In the words that it was forming
And the sign said, the words of the prophets are written on the subway walls
And tenement halls
And whispered in the sounds of silence
Parolier : Paul Simon
Paroles de The Sound Of Silence © Universal Music Publishing Group

Écoutez cette version à la guitare-harpe à 18 cordes