*Le barrage de Vouglans (39)

Le barrage voûte sur l’Ain, haut de 103m, a une longueur de crête de 435m. Les travaux ont duré 8 ans, de 1962 à 1970. Il produit 235 GWh/an.

Les nombreuses photographies des travaux sont réunies dans un album Flickr de l’ASPHOR, (Association pour la Sauvegarde du Patrimoine d’Orgelet – (39)). Cliquez ici

Vue générale sur maquette

Vouglans 1

Plan du barrage

Vouglans 2

Une des quatre turbines Francis en coupe

Vouglans 3

*Terre natale

Il est cinq heures, le 26 juin 2017
Saint-Pierre* s’éveille…..
L’église de l’Abbaye-en-Grandvaux

Le lac de l’Abbaye-en-Grandvaux

La tourbière de Saint-Pierre* en phase de boisement

Les trésors des tourbières du massif du Jura

* Saint-Pierre-en-Grandvaux (Jura – France)
Les cellules d’extraction de la tourbe sont bien visibles sur cette photo aérienne de la tourbière de la Chaumusse, voisine de celle de Saint-Pierre :
cliquez l’image pour l’agrandir

Le mémorable hiver 1906-07

hiver-06-07-vers-morez

Quelques gais larons ont installé une table en haut de la montagne de neige pour siroter une bouteille, certainement après avoir dépeller, car il le fallait. Bon, les très rares voitures à pétrole étaient à l’abri, les chevaux à la tâche. La scène se passe à l’intersection de la rue de la Boîte avec celle de Delezay, vue direction Morez ci-dessus, vue direction Lons-le-Saunier ci-dessous.

hiver-06-07-vers-lons

C’est l’hiver que mes grands-parent ont connu à l’âge de dix ans. Aujourd’hui la liaison ferrée Andelot (39) à La Cluse (01) est appelée la Ligne des Hirondelles. Les cartes postales ci-dessous sont prises à la gare de Saint-Laurent-en-Grandvaux, (39 – Jura), située à 906m d’altitude.
Allez sur mon site du Grandvaux 
(pas à jour car abandonné…avec regrets)
Hiver 1906 07 St Laurent_021Hiver 1906 07 St Laurent_02Hiver 1906 07 St Laurent_03
Hiver 1906 07 St Laurent_01Même les voyageurs en chapeau et redingote participaient au déblaiement de la neige !
En 1916, de nouveau les pelles viennent au secours du train :

Et plus près de nous, en février 1968, dans la même gare

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La neige sur cette ligne avec les moyens actuels, cliquez
Pour voyager sur une partie de la Ligne des Hirondelles, cliquez
Habiter au bord de la Ligne des Hirondelles, cliquez

La querelle des inventaires

La Querelle des Inventaires est un ensemble de troubles survenus en de multiples régions de France, consécutifs à la loi de séparation des Églises et de l’État de 1905 et au décret du 29 décembre 1905, prévoyant l’inventaire des biens des Églises, notamment de l’Église catholique, afin de préparer la dévolution de ces biens aux associations cultuelles. La mise en œuvre de cet inventaire suscita des conflits dans certaines régions de France, essentiellement les régions fortement catholiques. Voici deux exemples de « querelles » parmi les milliers d’autres.

A Froidefontaine (Territoire de Belfort)
FroidefontaineEglise_HDR
On peut lire sur la porte de la sacristie, qui garde gravée en souvenir de l’inventaire, cette phrase entourée de Liberté, Égalité, Fraternité : « Cette porte à été brisée au nom de la loi le 20 novembre 1906 »

FroidefontainePorte1
A l’Abbaye en Grandvaux (Jura)
Le texte et la photo ci-dessous sont extraits de L’Histoire du Grandvaux par l’abbé Luc Maillet-Guy  page 527, édition de 1933.

Abbaye 1906Inventaire de l’église de l’Abbaye du Grandvaux, le samedi 17 février I906.

M. Bunod, curé de l’Abbaye. entouré de ses fabriciens et d’une nombreuse assistance, lut à M. Bron, receveur des Domaines à Saint-Laurent, une énergique protestation. Mais, quand celui-ci s’avança, la foule, massée devant L’église, lui cria : « Vous n’entrerez pas ». Ce que voyant, le receveur se retira.

Dans la soirée du vendredi 16, le bruit se répand avec une rapidité étonnante que l’inventaire se fera le lendemain, à 9 heures du matin. Aussitôt une foule d’hommes et de jeunes gens accourent, munis de pelles, pour établir avec de la neige des fortifications monumentales contre les cinq portes, après en avoir préalablement comblé les tambours. Ils travaillent avec un courage infatigable jusqu’à une heure avancée de la nuit, Puis ils terminent leur œuvre en plaçant au-dessus de la fortification principale un écriteau avec ces mots significatifs : Dieu seul.

Samedi, neuf heures sonnent. La foule s’est dispersée pour jouir à distance de la déception des assaillants. Arrive la force armée, la brigade à cheval de Saint-Laurent, renforcée de celles de Saint-Claude et Morez. On compte jusqu’à quinze gendarmes, suivis du receveur ainsi que d’un crocheteur étranger.

L’un après l’autre, les gendarmes viennent se heurter contre les montagnes de neige, et, surpris, répètent successivement en défilant devant l’inscription : « Dieu seul ! » Très embarrassés, ils tiennent conseil au moins un quart d’heure, puis, à contre-cœur, ne sachant quel parti prendre, se résignent à chercher des outils, mais ils entreprennent l’assaut de la forteresse à l’aide d’une seule pelle, difficilement trouvée. Tour à tour, les gendarmes, transformés en manœuvres, travaillent une heure et demie en maugréant. Parvenus enfin à découvrir l’imposte, ils l’enfoncent, et c’est par cette brèche que le receveur et ses témoins pénètrent ridiculement dans l’église.

Leur besogne terminée, les agents de l’État repartirent au milieu des rires moqueurs de la population.

Après leur départ, les portes furent rapidement déblayées, grâce aux ardents travailleurs. La foule entra ensuite clans l’église pour faire amende honorable à Notre-Seigneur et recevoir sa bénédiction.

On se souviendra longtemps du siège comique de l’église de l’Abbaye du Grandvaux.

Ajoutons que M. Aimé Mussillon, garde champêtre à Grande-Rivière, a été révoqué de ses fonctions pour avoir protesté contre l’inventaire de l’église de l’Abbaye.

L’écriteau historique « Dieu seul » se conserve religieusement dans l’église de l’Abbaye.

C’que j’te dis pas

Rose rose_HDR

C’que j’te dis pas

Si j’te disais c’que j’te dis pas
Et que je n’ai jamais su dire
Moi si timide et maladroit
Autrement que dans mon délire
Si j’te disais qu’t’es comme un ciel
Laissant pleurer tout son chagrin
Bien plus précieux qu’un arc-en-ciel
Puisqu’il vient mourir dans ma main
Si j’te disais qu’t’es une étoile
Pour un Pierrot qui joue si mal
Et qui jamais ne se dévoile
Poussant sa vie en diagonale

Si j’osais dire c’que j’te dis pas
T’es une maison pleine de rêves
Et de tendresse à chaque fois
Où je réapprends mon solfège
Si j’osais dire que t’es une île
Où l’on aborde à chaque fois
Qu’on a le coeur par trop fragile
Et que comme elle t’es toujours là
Si j’osais dire que t’es l’escale
Où je pose mes matins tristes
Sur le sentier t’es mon fanal
Pour continuer la vie d’artiste

Ce soir j’te dis c’que j’te dis pas
T’es comme un livre de chevet
Qu’on redécouvre à chaque fois
Et qui ne se finit jamais
T’es cent mille jours à la seconde
Et toutes les secondes de ma vie
Cent mille lieux qui se confondent
Pour ne former qu’un seul pays
T’es l’temps qui court après les heures
Afin d’en arrêter les pas
Pour apprivoiser le bonheur
Ce soir j’te dis c’que j’te dis pas

Je t’aime, Je t’aime

Rose_HDRDe JM Vivier écouter aussi : Ecris-moi