*Les loups

Les loups sont entrés dans Paris est une chanson française écrite en 1967 par Albert Vidalie, sur une musique de Louis Bessières, interprétée par Serge Reggiani. Cette chanson est communément admise comme une allégorie de l’avancée de l’armée allemande vers Paris et une ode à la Résistance.

Presque rien

Il suffirait de presque rien
Peut-être dix années de moins
Pour que je te dise « Je t’aime »
Que je te prenne par la main
Pour t’emmener à Saint-Germain
T’offrir un autre café-crème

Mais pourquoi faire du cinéma
Fillette allons regarde-moi
Et vois les rides qui nous séparent
A quoi bon jouer la comédie
Du vieil amant qui rajeunit
Toi même ferais semblant d’y croire

Vraiment de quoi aurions-nous l’air
J’entends déjà les commentaires
« Elle est jolie, comment peut-il encore lui plaire
Elle au printemps, lui en hiver »

Il suffirait de presque rien
Pourtant personne tu le sais bien
Ne repasse par sa jeunesse
Ne sois pas stupide et comprends
Si j’avais comme toi vingt ans
Je te couvrirais de promesses

Allons bon voilà ton sourire
Qui tourne à l’eau et qui chavire
Je ne veux pas que tu sois triste
Imagine ta vie demain
Tout à côté d’un clown en train
De faire son dernier tour de piste

Vraiment de quoi aurais-tu l’air
J’entends déjà les commentaires
« Elle est jolie, comment peut-il encore lui plaire
Elle au printemps, lui en hiver »

C’est un autre que moi demain
Qui t’emmènera à St-Germain
Prendre le premier café crème
Il suffisait de presque rien
Peut-être dix années de moins
Pour que je te dise « Je t’aime ».

La chanson de Maglia

maglia
Poème de Victor Hugo de son recueil  « Toute la lyre », chanté par Réggiani sur une musique de Gainsbourg (1961)

Vous êtes bien belle
Et je suis bien laid
A vous la splendeur
De rayons baignés

A moi la poussière
A moi l’araignée
Vous êtes bien belle
Et je suis bien laid

Tu feras le jour
Je ferai la nuit
Je protégerai
Ta vitre qui tremble

Nous serons heureux
Nous serons ensemble
Tu feras le jour
Je ferai la nuit

Vous êtes bien belle
Et je suis bien laid
A vous la splendeur
De rayons baignés

A moi la poussière
A moi l’araignée
Vous êtes bien belle
Et je suis bien laid